Charge mentale : comment tout arrêter de porter au quotidien ?
Description de l'article de blog : Vous pensez à tout, tout le temps ? Découvrez comment reconnaître la charge mentale, alléger votre quotidien et retrouver du temps pour vous.
Anaïs Godeman
10/15/20269 min read


Toujours tout gérer, penser à tout, anticiper : quand la charge mentale devient trop lourde
Vous vous couchez le soir en pensant déjà à tout ce qu'il faudra faire demain. Vous préparez les rendez-vous, les repas, les activités des enfants, les démarches administratives… Et même lorsque vous vous accordez un moment de repos, votre tête, elle, continue de tourner.
Vous pensez à ce que vous avez oublié, à ce qu'il ne faut surtout pas oublier, à ce que les autres attendent de vous. Vous anticipez les problèmes avant même qu'ils ne se présentent.
Et lorsque quelqu'un vous demande pourquoi vous êtes fatiguée, vous avez parfois du mal à l'expliquer. Après tout, vous avez réussi à tout faire aujourd'hui. Comme hier. Comme la plupart des jours.
Mais à l'intérieur, vous sentez peut-être que quelque chose s'épuise.
La charge mentale, ce n'est pas seulement avoir beaucoup de choses à faire. C'est aussi devoir penser à tout, tout le temps, et avoir du mal à déposer ce poids, même lorsque la journée est terminée.
Si vous vous reconnaissez dans ces mots, cet article est pour vous.
La charge mentale : pourquoi ai-je l'impression de devoir penser à tout ?
La charge mentale correspond notamment au travail invisible qui consiste à anticiper, organiser, planifier et veiller au bon fonctionnement du quotidien.
Ce n'est pas uniquement faire les courses ou accompagner les enfants à leurs activités. C'est aussi penser à prendre le rendez-vous médical, vérifier les devoirs, prévoir le cadeau d'anniversaire, renouveler une ordonnance ou anticiper les vacances scolaires.
Et surtout, garder toutes ces informations en tête.
1. Vous avez toujours une liste de choses à faire dans la tête
Même lorsque vous vous asseyez enfin sur le canapé, votre esprit continue de fonctionner.
Vous repensez à la conversation que vous avez eue avec une collègue, au message auquel vous devez répondre, à la lessive qui attend dans la machine et au rendez-vous de la semaine prochaine.
Vous avez parfois l'impression de ne jamais être complètement disponible, ni pour les autres ni pour vous-même.
Cette sensation peut devenir particulièrement pesante lorsque les responsabilités s'accumulent et que vous avez le sentiment d'être la personne qui doit penser à tout.
2. Vous anticipez constamment pour éviter que les choses ne dérapent
Vous avez peut-être pris l'habitude de prévoir les imprévus, de vérifier que tout est prêt et de trouver des solutions avant même qu'un problème ne survienne.
Vous savez ce qu'il faut emporter, qui doit être à quel endroit et ce qu'il faudra faire si le programme change.
Cette anticipation peut être utile. Mais lorsqu'elle devient permanente, elle peut aussi entretenir une tension difficile à relâcher.
Vous ne vous reposez plus vraiment : vous attendez simplement la prochaine chose à gérer.
3. Vous avez du mal à déléguer, même lorsque vous êtes épuisée
Vous aimeriez parfois que quelqu'un prenne le relais. Pourtant, déléguer peut vous demander de tout expliquer, de rappeler les échéances ou de vérifier que les choses ont été faites.
Vous finissez alors par penser qu'il est plus simple de vous en charger vous-même.
Ce fonctionnement peut s'installer progressivement, par habitude, par nécessité ou parce que les responsabilités sont inégalement réparties au sein du foyer.
Mais à force de tout porter, vous risquez de ne plus avoir suffisamment de place pour vos propres besoins.
Alléger la charge mentale ne consiste donc pas seulement à mieux s'organiser. Cela peut aussi demander une répartition plus juste des responsabilités et un véritable partage de la charge d'anticipation.
Quels sont les signes d'une charge mentale devenue trop lourde ?
La charge mentale ne se manifeste pas de la même façon chez tout le monde. Cependant, certains signes peuvent vous alerter.
Vous pouvez notamment avoir l'impression :
De ne jamais réussir à vous arrêter de penser.
D'être facilement irritable, même pour des détails.
De vous sentir coupable lorsque vous prenez du temps pour vous.
D'avoir du mal à profiter des moments agréables parce que vous pensez à ce qu'il reste à faire.
D'être fatiguée même après une nuit de sommeil.
De vous sentir dépassée par des tâches qui vous semblaient autrefois simples.
De ne plus savoir ce dont vous avez envie, tant vous êtes occupée à répondre aux besoins des autres.
Ces signes ne sont pas spécifiques à la charge mentale et peuvent avoir différentes causes. S'ils persistent, s'aggravent ou affectent votre sommeil, votre humeur ou votre quotidien, il est important d'en parler à un professionnel de santé.
Et si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situations, essayez de ne pas transformer ce constat en une nouvelle raison de vous en vouloir.
Vous n'avez pas échoué. Vous avez peut-être simplement trop de choses à porter depuis trop longtemps.
Pourquoi est-il si difficile de lâcher prise ?
Vous savez probablement que vous auriez besoin de ralentir. Vous avez peut-être même essayé de vous réserver une soirée, un après-midi ou quelques heures rien que pour vous.
Mais lorsque le moment arrive, vous pensez aux tâches en attente. Vous vous dites que vous pourriez en profiter pour avancer sur quelque chose. Ou vous avez du mal à vous détendre parce que votre esprit continue de fonctionner.
Pourquoi ?
Vous avez pris l'habitude de passer après tout le monde
Dans certaines familles, les besoins des enfants, du conjoint ou des proches passent naturellement en premier.
Vous vous adaptez, vous rendez service, vous trouvez des solutions. Et vous repoussez à plus tard ce qui vous concerne.
Le problème, c'est que ce « plus tard » arrive rarement.
Petit à petit, vous pouvez perdre l'habitude de vous demander ce dont vous avez besoin, ce qui vous ferait plaisir ou ce qui vous permettrait de vous sentir mieux.
Vous avez peur que tout ne repose plus sur vous
Lorsque vous avez longtemps été celle qui organise et anticipe, il peut être difficile de laisser les choses se faire autrement.
Vous craignez peut-être que quelque chose soit oublié, que votre enfant manque de quelque chose ou que les conséquences retombent finalement sur vous.
Ce besoin de tout contrôler peut être une manière de chercher de la sécurité face à des responsabilités importantes.
Il ne s'agit pas forcément d'un défaut personnel. Il peut aussi être lié à votre histoire, à votre environnement ou à des expériences qui vous ont appris qu'il valait mieux tout prévoir.
Vous pensez que vous devriez réussir à tout gérer
Nous vivons dans une société où l'on attend souvent des femmes qu'elles soient disponibles, organisées, attentives et capables de concilier de nombreux rôles.
Il faudrait être une mère présente, une partenaire attentive, une professionnelle investie, tout en prenant soin de soi et en gardant du temps pour ses loisirs.
Ces attentes peuvent être difficiles à concilier avec la réalité du quotidien.
Vous n'avez pas à devenir encore plus performante pour réussir à tout faire tenir. Parfois, le premier pas consiste au contraire à reconnaître que tout ne peut pas reposer sur vous.
Comment alléger sa charge mentale au quotidien ?
Il n'existe pas de solution magique pour faire disparaître la charge mentale. En revanche, certaines pistes peuvent vous aider à retrouver progressivement de l'espace.
1. Sortez les tâches de votre tête
Lorsque vous gardez tout en mémoire, votre esprit reste constamment mobilisé.
Essayez de noter ce qui vous préoccupe dans un carnet ou une liste, sans chercher immédiatement à tout organiser.
Vous pouvez ensuite distinguer ce qui doit réellement être fait aujourd'hui, ce qui peut attendre et ce qui pourrait être confié à quelqu'un d'autre.
L'objectif n'est pas de créer un nouveau système d'organisation à gérer parfaitement. C'est de vous permettre de ne plus avoir à tout retenir.
2. Acceptez que tout ne soit pas parfait
Le repas peut être plus simple. Le rangement peut attendre. Certaines tâches peuvent être faites différemment de votre manière habituelle.
Cela peut sembler anodin, mais accepter qu'une chose soit faite autrement, ou qu'elle ne soit pas faite immédiatement, peut parfois libérer beaucoup d'énergie.
Vous n'avez pas à viser un quotidien irréprochable. Vous avez le droit de privilégier ce qui compte vraiment pour vous et votre famille.
3. Partagez les responsabilités, pas seulement les tâches
Demander à quelqu'un de faire les courses n'allège pas complètement votre charge mentale si vous devez encore établir la liste, vérifier ce qui manque et rappeler quand il faut y aller.
Lorsque c'est possible, essayez de partager la responsabilité globale d'un domaine : anticiper, organiser et réaliser les tâches concernées.
Cela suppose parfois des discussions, des ajustements et du temps. Et lorsque les circonstances familiales rendent ce partage difficile, il peut être nécessaire de chercher d'autres formes de soutien.
Vous n'avez pas à porter seule la responsabilité de trouver une solution à une charge qui est aussi liée à votre environnement.
4. Réapprenez à écouter vos propres besoins
Quand avez-vous pris du temps pour vous pour la dernière fois, sans avoir l'impression de devoir le mériter ?
Il ne s'agit pas nécessairement de partir en vacances ou de prévoir une activité coûteuse. Cela peut être marcher quelques minutes, lire quelques pages, prendre un café au calme ou simplement ne rien faire pendant un instant.
Vous pouvez commencer par vous poser cette question : « De quoi aurais-je besoin aujourd'hui pour me sentir un peu mieux ? »
La réponse ne sera pas toujours facile à trouver. Si vous avez passé des années à penser d'abord aux autres, il faut parfois du temps pour retrouver ce qui vous fait du bien.
5. Apprenez à reconnaître vos limites avant d'être à bout
Vous n'êtes pas obligée d'attendre de craquer pour reconnaître que vous avez besoin d'aide.
Vous pouvez commencer à observer les moments où vous devenez plus irritable, où vous vous sentez submergée ou où la moindre demande supplémentaire vous semble insupportable.
Ces signaux ne signifient pas que vous êtes incapable de gérer votre quotidien. Ils peuvent simplement vous indiquer que vos ressources sont sollicitées au-delà de ce qui est soutenable pour vous.
Si vous vous sentez épuisée depuis plusieurs semaines, si votre sommeil ou votre humeur se dégrade, ou si vous avez le sentiment de ne plus y arriver, n'hésitez pas à en parler à votre médecin ou à un professionnel adapté.
Et si vous n'arriviez plus à vous détendre, même lorsque tout va bien ?
Parfois, les circonstances s'apaisent, mais la tension intérieure reste présente.
Vous avez terminé votre journée, les enfants sont couchés, les obligations peuvent attendre. Pourtant, vous continuez à penser, à anticiper, à repasser les événements dans votre tête.
Vous aimeriez vous détendre, mais vous n'y arrivez pas vraiment.
Cela peut être lié à de nombreux facteurs : un stress prolongé, des préoccupations persistantes, un manque de sommeil ou une période de vie particulièrement exigeante.
Il peut alors être utile de prendre le temps d'explorer ce qui vous pèse, ce qui entretient cette tension et les ressources dont vous disposez pour y faire face.
Vous n'avez pas besoin de trouver seule toutes les réponses. Et vous n'avez pas non plus besoin d'attendre que la situation devienne insupportable pour demander du soutien.
Comment la kinésiologie peut-elle s'inscrire dans un accompagnement émotionnel ?
Dans mon accompagnement, je rencontre des adultes qui ressentent le besoin de faire une pause, de prendre du recul sur ce qu'ils traversent et de retrouver un espace pour eux-mêmes.
Certaines personnes viennent parce qu'elles se sentent constamment sous pression, qu'elles ont du mal à relâcher la tension ou qu'elles ont le sentiment de ne plus parvenir à écouter leurs propres besoins.
En tant que kinésiologue et ancienne infirmière, je suis particulièrement sensible à la place que prennent les émotions et aux exigences que nous pouvons nous imposer au quotidien.
Les séances offrent un temps d'écoute et d'accompagnement autour de votre vécu, dans le respect de votre rythme et de vos besoins.
La kinésiologie peut s'inscrire dans une démarche complémentaire de bien-être, mais elle ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire. Elle ne garantit pas non plus la disparition du stress ou de la charge mentale.
L'objectif est de vous offrir un espace pour vous, sans jugement et sans avoir à répondre aux attentes de qui que ce soit.
Vous avez le droit de ne pas tout porter
Peut-être que vous ne pourrez pas modifier toutes les contraintes de votre quotidien. Peut-être que certaines responsabilités resteront importantes et que vous devrez continuer à faire face à des journées bien remplies.
Mais cela ne signifie pas que vous devez vous oublier.
Vous avez le droit de demander de l'aide, de revoir vos priorités, de partager les responsabilités et de reconnaître que vous êtes fatiguée.
Vous avez aussi le droit de prendre du temps pour vous sans avoir à justifier chaque minute.
Vous n'avez pas besoin d'attendre d'être à bout pour prendre soin de vous.
Parfois, retrouver un peu d'équilibre commence simplement par cette prise de conscience : vous aussi, vous comptez.
Besoin d'un espace pour vous ?
Je suis Anaïs Godeman, kinésiologue à Bohars, près de Brest. J'accompagne les adultes et les enfants autour du vécu émotionnel et des périodes de stress.
Si vous ressentez le besoin de prendre du recul et d'être accompagnée dans une période difficile, vous pouvez me contacter pour échanger sur votre situation et découvrir mon approche.
Prendre soin de vous ne signifie pas abandonner les autres. Cela signifie aussi reconnaître que vous avez, vous aussi, besoin d'attention et de soutien.
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