Votre enfant fait des crises ? Comprendre ses émotions et l'accompagner avec bienveillance
Description de l'article de blog : Votre enfant fait des crises de colère ou pleure pour un rien ? Découvrez comment comprendre ses émotions et l'accompagner avec bienveillance.
Anaïs Godeman
10/15/20267 min read


Mon enfant fait des crises pour ce qui vous semble rien : comment comprendre ses émotions et l'accompagner avec bienveillance ?
Vous avez l'impression que votre enfant se met à pleurer pour un détail, se met en colère pour une petite frustration ou explose dès que quelque chose ne se passe pas comme prévu ?
Un verre qui se renverse, un vêtement qui ne lui convient pas, une consigne qu'il n'a pas envie de suivre… Et voilà que les larmes arrivent, que les cris commencent ou que la situation devient difficile à gérer.
Vous essayez de le rassurer, de lui expliquer les choses, parfois de poser des limites. Mais rien ne semble fonctionner sur le moment.
Et si, derrière ces réactions qui vous paraissent disproportionnées, votre enfant vivait quelque chose de bien plus intense que ce que vous imaginez ?
Comprendre les émotions de son enfant, ce n'est pas tout accepter ni éviter les frustrations. C'est essayer de comprendre ce qu'il traverse pour mieux l'accompagner.
Pourquoi mon enfant fait-il des crises de colère pour un rien ?
Lorsqu'un enfant se met en colère, pleure intensément ou réagit très fortement à une situation, il est tentant de penser qu'il exagère, qu'il cherche à attirer l'attention ou qu'il fait un caprice.
Pourtant, une réaction qui nous semble excessive peut correspondre, pour lui, à une émotion difficile à gérer.
1. Il ne sait pas encore gérer toutes ses émotions
Les émotions font partie du développement de l'enfant. La colère, la tristesse, la peur ou la frustration peuvent être particulièrement intenses, alors même que l'enfant ne dispose pas encore de tous les outils pour les comprendre et les réguler.
Un jeune enfant peut ressentir une immense frustration sans savoir comment l'exprimer autrement que par des pleurs ou des cris.
Même en grandissant, certains enfants ont besoin de temps et d'accompagnement pour identifier ce qu'ils ressentent, mettre des mots sur leurs émotions et retrouver leur calme.
Ce n'est pas nécessairement un manque de volonté. Il peut tout simplement ne pas savoir comment faire autrement, à cet instant précis.
2. La fatigue et l'accumulation de la journée peuvent tout faire déborder
Avez-vous déjà remarqué que votre enfant semble beaucoup plus irritable le soir, après l'école ou lorsqu'il a passé une journée particulièrement chargée ?
La fatigue, la faim, le bruit, les sollicitations répétées ou les changements de programme peuvent rendre certaines situations plus difficiles à supporter.
Un enfant qui a réussi à contenir ses émotions toute la journée peut se retrouver submergé une fois à la maison, dans un environnement où il se sent en sécurité.
La dernière petite contrariété devient alors la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Ce qui semble être une réaction à un événement insignifiant peut être lié à une accumulation de tensions.
3. Certains enfants sont particulièrement sensibles à leur environnement
Certains enfants réagissent très intensément aux bruits, aux remarques, aux conflits ou aux changements imprévus.
Ils peuvent être profondément touchés par une critique, avoir du mal à accepter une déception ou se sentir rapidement dépassés lorsque plusieurs choses se produisent en même temps.
Chez un enfant hypersensible, ces réactions peuvent être particulièrement visibles. Mais attention : faire des crises de colère ne signifie pas automatiquement que l'on est hypersensible.
Chaque enfant est différent. L'important est d'observer ce qui déclenche ses réactions, ce qui les apaise et ce qui semble lui demander beaucoup d'efforts.
4. Il peut avoir du mal à exprimer un besoin ou un mal-être
Derrière une colère, il peut parfois y avoir un besoin de repos, une peur, une frustration, un besoin de réassurance ou une difficulté vécue dans la journée.
Un enfant ne sait pas toujours expliquer ce qui le tracasse. Il peut lui-même avoir du mal à comprendre pourquoi il se sent aussi mal.
Plutôt que de chercher immédiatement à faire cesser la crise, nous pouvons essayer de nous demander ce qu'elle nous apprend sur ce qu'il traverse.
Cela ne signifie pas qu'il existe toujours une cause cachée. Parfois, une frustration est simplement difficile à accepter. Mais observer avec curiosité, plutôt qu'avec jugement, peut déjà changer beaucoup de choses.
Comment aider son enfant à mieux gérer ses émotions ?
Face à un enfant qui crie, pleure ou refuse tout, il est naturel de se sentir démuni. On peut perdre patience, hausser la voix, culpabiliser ensuite et se promettre de faire mieux la prochaine fois.
Vous n'avez pas besoin d'être un parent parfaitement calme en toutes circonstances pour accompagner votre enfant. Quelques repères peuvent néanmoins vous aider.
1. Accueillir l'émotion sans forcément accepter le comportement
Votre enfant a le droit d'être en colère. Cela ne signifie pas qu'il peut taper, insulter ou faire mal aux autres.
Vous pouvez reconnaître ce qu'il ressent tout en maintenant une limite claire.
Par exemple :
« Je vois que tu es très en colère parce que tu voulais continuer à jouer. Tu as le droit d'être déçu. En revanche, je ne te laisserai pas taper. »
Votre enfant comprend ainsi que son émotion a le droit d'exister, mais que tous les comportements ne sont pas permis.
2. L'aider à mettre des mots sur ce qu'il ressent
Lorsqu'un enfant est submergé, il peut être difficile pour lui d'expliquer ce qui se passe.
Vous pouvez lui proposer des mots simples, sans chercher à lui imposer votre interprétation.
« Est-ce que tu es déçu ? »
« Est-ce que c'était trop difficile pour toi ? »
« Tu as l'air très contrarié. Est-ce que tu veux m'expliquer ? »
Il n'est pas nécessaire de poser beaucoup de questions. Parfois, nommer doucement ce que l'on observe suffit.
Et si votre enfant ne veut pas parler, vous pouvez simplement rester disponible.
3. Éviter les longues explications pendant la crise
Lorsque l'émotion est très forte, les raisonnements et les négociations risquent de ne pas être entendus.
Essayez de privilégier des paroles simples, une présence rassurante et un environnement aussi calme que possible.
Vous pourrez revenir sur la situation plus tard, lorsque votre enfant aura retrouvé son calme.
C'est à ce moment-là que vous pourrez chercher ensemble ce qui s'est passé et imaginer d'autres façons de réagir la prochaine fois.
4. Repérer les situations qui reviennent souvent
Les crises surviennent-elles surtout le soir ? Lors des transitions ? Quand il faut arrêter une activité ? Après l'école ? Dans les endroits bruyants ?
Observer les circonstances peut vous aider à identifier ce qui rend certaines situations particulièrement difficiles pour votre enfant.
Vous pourrez ensuite anticiper certains moments, aménager des temps de pause ou préparer davantage les changements de programme.
Il ne s'agit pas d'éviter toute frustration, mais de donner à votre enfant des repères qui l'aideront progressivement à mieux la traverser.
5. Ne pas oublier vos propres émotions
Accompagner un enfant qui vit des émotions intenses peut être épuisant.
Lorsque les crises se répètent, il est possible de se sentir impuissant, irrité ou même de douter de ses compétences parentales.
Vous avez, vous aussi, des limites et des besoins.
Si vous sentez que vous perdez patience, prendre quelques instants pour respirer ou passer le relais lorsque c'est possible peut être utile, à condition que votre enfant soit en sécurité.
Prendre soin de vous ne signifie pas que vous abandonnez votre enfant. Cela fait aussi partie de l'équilibre familial.
Et si mon enfant faisait des crises de plus en plus souvent ?
Il n'est pas toujours facile de savoir quand les réactions émotionnelles d'un enfant nécessitent un accompagnement supplémentaire.
Vous pouvez vous poser quelques questions :
Les crises sont-elles très fréquentes ou particulièrement intenses ?
Perturbent-elles les relations familiales, les amitiés ou la vie scolaire ?
Votre enfant semble-t-il souvent inquiet, triste, tendu ou dépassé ?
Avez-vous l'impression que les mêmes difficultés reviennent malgré vos efforts pour l'aider ?
Si ces situations vous préoccupent, vous pouvez en parler à un professionnel de santé ou à un professionnel de l'enfance adapté à vos besoins. Lorsque les crises sont soudaines, inhabituelles ou accompagnées d'autres symptômes, un avis médical est également important.
Il ne s'agit pas de chercher à tout prix un problème chez votre enfant, mais de ne pas rester seul face à des difficultés qui pèsent sur votre quotidien.
Comment la kinésiologie peut-elle accompagner les émotions de l'enfant ?
Dans mon accompagnement en kinésiologie, je rencontre des enfants qui ont du mal à exprimer ce qu'ils ressentent, qui vivent certaines situations avec beaucoup d'intensité ou dont les émotions prennent parfois une place importante dans le quotidien.
Derrière une difficulté apparente, chaque enfant a son histoire, son tempérament et sa manière de vivre les événements.
Mon approche consiste à accueillir l'enfant dans sa singularité, à respecter son rythme et à lui offrir un espace où il peut être accompagné sans jugement.
Selon la situation et les besoins de l'enfant, les séances peuvent permettre d'explorer son vécu émotionnel et de soutenir une meilleure compréhension de ce qu'il traverse.
J'accorde également une place importante à l'écoute des parents, car vous connaissez votre enfant mieux que personne et votre regard est précieux pour comprendre ses difficultés.
La kinésiologie ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsqu'il est nécessaire et ne garantit pas la disparition des crises. Elle peut s'inscrire dans une démarche complémentaire de bien-être et d'accompagnement émotionnel.
Votre enfant est submergé par ses émotions ? Vous n'avez pas à trouver toutes les réponses seul.
Voir son enfant en difficulté peut être éprouvant. On aimerait pouvoir trouver les bons mots, apaiser ses peurs et lui éviter de souffrir.
Pourtant, accompagner les émotions d'un enfant ne consiste pas à empêcher toutes les colères ou toutes les tristesses. C'est lui permettre, petit à petit, de mieux comprendre ce qu'il ressent et de découvrir qu'il peut traverser des moments difficiles tout en étant soutenu.
Et si vous commenciez par changer de regard sur ces crises ? Non pas en vous reprochant de ne pas faire assez, mais en essayant de comprendre ce qui pourrait aider votre enfant et votre famille.
Je vous accueille à Bohars, près de Brest
Je suis Anaïs Godeman, kinésiologue et ancienne infirmière en pédiatrie et en néonatologie. J'accompagne les enfants, les adolescents et les adultes dans les difficultés émotionnelles et les périodes de stress.
Si vous souhaitez échanger sur les difficultés que rencontre votre enfant, je vous accueille au cabinet à Bohars, près de Brest, dans un cadre bienveillant et respectueux de son rythme.
Vous souhaitez en savoir plus sur mon accompagnement ? N'hésitez pas à me contacter ou à prendre rendez-vous pour que nous puissions échanger sur vos besoins.
Chaque enfant est unique, et il mérite que l'on prenne le temps de comprendre ce qu'il traverse.
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